Nidhogg

Nidhogg

Des combats épiques d'escrime pour deux joueurs

Nidhogg peut se jouer seul, mais c'est principalement un jeu multijoueur. Deux duellistes s'affrontent dans des combats à l'épée, sur fond de décors oniriques. La récompense pour le vainqueur? Se faire dévorer par un gigantesque ver-dragon. Bizarre, oui, mais c'est qu'on se prend facilement au jeu de ce mano à mano. Le principe est simple, le contrôle accessible et infiniment amusant. Ne vous laissez pas abuser par sa simplicité graphique, ce serait dommage! Lire la description complète

Les plus

  • Très amusant en multijoueur local
  • Options de combat paramétrables
  • Facile à prendre en main

Les moins

  • Mode solo
  • Peu de décors

Excellent
9

Nidhogg peut se jouer seul, mais c'est principalement un jeu multijoueur. Deux duellistes s'affrontent dans des combats à l'épée, sur fond de décors oniriques. La récompense pour le vainqueur? Se faire dévorer par un gigantesque ver-dragon. Bizarre, oui, mais c'est qu'on se prend facilement au jeu de ce mano à mano. Le principe est simple, le contrôle accessible et infiniment amusant. Ne vous laissez pas abuser par sa simplicité graphique, ce serait dommage!

En garde!

Nidhogg est un combat à mort entre deux escrimeurs. Ils n'ont que leur fleuret et leur courage. De plus, ils possèdent différents mouvements comme sauter, se baisser, lancer l'épée, se battre avec les poings, s'appuyer contre les murs. Mais essentiellement, c'est un combat d'escrime au style classique Prince of Persia.

Les combats se déroulent dans des décors oniriques et remplis de couleurs psychédéliques, formés de plusieurs sections, et les joueurs doivent courir en direction opposée pour arriver à leurs objectifs respectifs. Après chaque affrontement, l'adversaire mort réapparaît quelques secondes après, pendant lesquelles le vainqueur en profite pour avancer sur le terrain à la recherche de la fin. Qui gagne ? Celui qui arrive à l'extrémité opposée où il est dévoré par un dragon.

Mais ceci n'est qu'une froide description de Nidhogg. Quand vous jouez, c'est totalement différent. Le jeu prend vie, il se transforme en un film de combats incessants, de lutte pour la survie, une histoire de mort et de vengeance. La vitesse à laquelle les combats se déroulent, et le fait qu'une seule botte vous tue, fait de chaque affrontement un authentique combat final. Vous devez être rapide et vif pour esquiver les coups de l'adversaire et rester en vie. Et si vous mourez, ne vous inquiétez pas, vous réapparaissez en trois secondes pour retourner au combat.

De plus, les décors sont remplis de petits pièges pour donner plus de piquant aux duels. Il y a des trous, des sols qui se dérobent, des portes, de la végétation qui cache les joueurs, des plateformes qui bougent... Parfois, un simple trou dans le sol change complètement la donne du combat.

Le mode solo est une série de 16 duels de plus en plus difficiles. L'IA semble un peu simplette au début, mais à mesure que vous avancez, les combats deviennent plus difficiles et donnent lieu à des astuces surprenantes. Il est vrai que c'est assez difficile d'arriver à la fin.

Mais le must est le mode multijoueur. Il existe deux modes, le Versus habituel et un mode Tournoi pour 8 joueurs maximum, idéal pour les fêtes organisées chez vous. Les deux modes sont configurables, avec des options extra comme les combats sans épées, modifier la gravité, les morts subites, etc. Si vous recherchez le divertissement à plusieurs, c'est ici que vous le trouverez.

Infini et accessible

Nidhogg est basé sur le contrôle pur. Toute sa jouabilité s’appuie sur le fait de savoir utiliser avec habilité les rares mouvements dont vous disposez. Les combats sont intenses, car la moindre erreur peut être utilisée par votre adversaire pour vous tuer.

Malgré le fait que les combats d'escrime sont limités, avec trois défenses (haute, moyenne et basse) et un seul bouton d'attaque (botte), la vitesse à laquelle tout se déroule crée beaucoup de tension. Mais, si vous gardez votre sang-froid, vous pourrez en sortir vainqueur.

Le reste des mouvements est complémentaire. En plus du saut et de la course, vous disposez de plus d'options comme lancer l'épée, sauter et donner un coup de pied, vous jetez contre les murs, etc. Les combats sans épée, bec et ongles, sont également très amusants et leurs résultats sont imprévisibles.

Ce qu'il y a de mieux dans le contrôle de Nidhogg, c'est qu'il est facile à prendre en main et à exploiter au maximum. Peu importe le niveau d'expérience que le joueur possède, Nidhogg est toujours accessible.

Visuellement étrange

Il est évident que Nidhogg laisse un peu à désirer sur le plan graphique. L'aspect ultra pixelisé de l'ensemble, les quelques détails que vous voyez à l'écran et l'utilisation exagérée des couleurs, fait penser que c'est une blague de mauvais goût. Mais non, le jeu est comme ça, car c'est ainsi qu'il veut être. De plus, en le regardant de plus près, le jeu est mieux qu'il en a l'air. Par exemple, les animations des escrimeurs pixelisés sont spectaculaires, et les niveaux possèdent plusieurs sections. Ils sont créés avec beaucoup de soins pour que les combats soient intéressants où qu'ils se déroulent.

La musique et les voix (ou plutôt, les cris de la mort) sont aussi étrangement là pour vous faire douter entre le «quelle horreur» et le «finalement, ce n'est pas si mal».

Conclusion

Nidhogg est un pur divertissement multijoueur. C'est un défi, un duel entre deux humains qui possèdent le niveau le plus bas qu'un jeu puisse offrir. À ce sujet, il m'a rappelé les classiques des années 80 comme Joust ou Mario Bros, où on vivait également des batailles épiques avec un minimum de ressources. Le seul inconvénient de Nidhogg est qu'en réalité il possède peu de décors et que son aspect graphique rebutera de nombreux joueurs. Pour le reste, c'est un jeu excellent pour passer des après-midis entières à rigoler entre amis.